Arriflex Shotgun Poetry: Jarmusch’s Dead Man

Richard Baxstrom, Todd Meyers, Stefanos Geroulanos

Research output: Contribution to journalArticlepeer-review

Abstract

Quand meurt le mort ? Est-ce qu’il meurt quand il est présenté dans le générique comme « Dead Man», « Le Mort », ou quand il est blessé la première
fois ? Quand Personne, son compagnon indien d’Amérique, lui demande : « As-tu tué le blanc qui t’a tué » ? Quand Personne voit un crâne à la place du visage de Blake ? Quand Blake reçoit une balle pour la deuxième fois ?
Quand Personne négocie le passage de Blake à travers la grande mer, ou quand Blake est placé dans le canoë ? Et est-ce que tout cela a vraiment une importance : le « quand », le «comment», le « pourquoi » ? Si Bill Blake n’est pas un cadavre, il est bien mort, mort tout de même, un mort vivant : ses blessures témoignent d’une mort imminente, il est poursuivi, marqué par la mort, une mort à laquelle il finira par se soumettre tout comme il accepte le nom à la portée mythique de «William Blake », qui lui a été conféré. Or, c’est précisément en tant que mort vivant que Blake pose une série des problèmes aussi bien philosophiques que cinématographiques. Problèmes philosophiques, parce que son passage à travers le film propose une véritable mélété thanatou, une « méditation continue de la mort », investie du pouvoir de donner le sens d’une vie, d’une traversée du mourir, et de le faire reconnaître. Problèmes cinématographiques, parce que cette méditation de la mort est faite à même la matière des images, images qui animent explicitement un monde des morts vivants.
Translated title of the contributionArriflex Shotgun Poetry: Jarmusch’s Dead Man
Original languageFrench
Pages (from-to)116-120
Number of pages4
JournalRue Descartes
Volume53
Issue number3
DOIs
Publication statusPublished - 2006

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